Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

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Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

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Dossier

RĂ©flexion Ă  propos du livre "Transformer l'Ă©glise"

13/12/2021

RĂ©flexion Ă  propos du livre "Transformer l'Ă©glise"

Page 126 : «La vie synodale peut aussi contribuer Ă  « l’amitiĂ© sociale Â« (Fratelli Tutti). Plus les chrĂ©tiens mèneront une vie synodale, plus ils seront soucieux de l’information de tous et plus ils apprĂ©cieront la prise de dĂ©cision par consensus, ce qui se rĂ©percutera dans leur vie sociale, comme le Pape François le souhaite dans le chap. 6 de Fratelli Tutti.

Le droit en vigueur prĂ©voit que « toutes les questions Ă  l’ordre du jour seront soumises Ă  la libre discussion des membres dans les sessions du synode Â» (canon465)

Un des premiers bĂ©nĂ©fices des membres d’un synode diocĂ©sain est d’accĂ©der Ă  l’information la plus fidèle possible sur l’état de l’Église, sur les dĂ©fis Ă  relever, les ressources humaines et financières dont on dispose pour y faire face ou que l’on devra trouver ; en effet, selon le droit mĂ©diĂ©val : Â» Ce qui concerne tout le monde doit ĂŞtre discutĂ© et approuvĂ© par tous. Â»

C’est la traduction institutionnelle de la fraternité de tous dans l’Église et de la liberté que l’Évangile confère. C’est aussi une ressource considérable pour que se constitue dans l’Église cette opinion publique que Pie 12 estimait nécessaire.

L’expérience montre que tout débat étouffé dans l’Église sera repris dans l’espace public dans les pires conditions, faute pour les chrétiens d’y avoir été préparés.

En remédiant à ce déficit et en se contraignant à une information de qualité et aux débats, la communauté catholique pourrait apporter une modeste contribution pour remédier à la dégradation de l’information.

La culture de la dĂ©cision par consensus, propre Ă  la vie synodale, pourrait constituer un apport plus considĂ©rable. Dans ses modes de dĂ©cision, la synodalitĂ© est plus exigeante que la dĂ©mocratie, si on la confondait avec les majoritĂ©s Ă  51 pour cent. La SynodalitĂ© cultive, en effet, le respect des minoritaires et de leurs convictions, en cherchant toujours Ă  obtenir des votes quasi unanimes… Devant la dĂ©gradation actuelle du dĂ©bat politique dans beaucoup de dĂ©mocraties occidentales, ce pourrait ĂŞtre une contribution, sinon Ă  la fraternitĂ© universelle, du moins Ă  « l’amitiĂ© sociale Â» dont le Pape François pense, Ă  juste titre, qu’elle doit ĂŞtre un souci des disciples de JĂ©sus…

 

Conclusion (p.131)          Quelle Église voudrions-nous voir Ă©merger de ces difficultĂ©s ?

Une Église oĂą la tolĂ©rance de l’institution et le silence des laĂŻcs ne permettent plus les dĂ©rives qui ont blessĂ© profondĂ©ment des innocents ; une Église qui se dĂ©gage d’un clĂ©ricalisme qui l’a affaiblie ; une Église qui progresse vers une vie synodale oĂą clercs et laĂŻcs dialoguent et assument conjointement leurs responsabilitĂ©s pour vivre l’Évangile et tĂ©moigner de la Parole de Dieu. Â»

« L’Église n’a plus le droit à l’erreur »

13/12/2021

« L’Église n’a plus le droit à l’erreur »

Les paparazzis ont toujours existé, mais on arrive à un niveau inédit. Sous couvert d’honorer l’exigence de transparence et de vérité, certains médias se compromettent dans un voyeurisme blessant et mercantile. Dans une société de l’information qui considère qu’il faut tout dire et tout savoir, le droit des personnes se trouve menacé. Je suis affolé – et affligé – de voir des journalistes se saisir d’une supposée défaillance de l’archevêque émérite de Paris pour ériger un tribunal des mœurs. Ce ne sont pas des juges !

Je crois que cette exigence contemporaine de transparence reflète à la fois une méfiance de la société envers ses représentants et une aspiration à davantage d’exemplarité de leur part. Mais c’est alors une exemplarité radicale : on veut des hommes blancs comme neige. Et s’ils ont failli, ils sont définitivement condamnés. Aux hommes d’Église, en particulier, on ne pardonne rien, surtout quand il est question d’une éventuelle liaison… À une époque où la position de l’Église sur la sexualité est si mal comprise, ce genre d’affaire se mue en argument idéal pour dénoncer l’« hypocrisie » ecclésiale.

Cette soif d’exemplarité et de cohérence devrait faire réfléchir les personnalités publiques sur leur authenticité. Quand quelqu’un accepte une responsabilité aujourd’hui, que ce soit en politique ou dans l’Église, il doit être conscient qu’il va être extrêmement exposé, et que tout pourra être retenu contre lui. Dans une société aussi regardante sur les gestes que l’on pose, une personne publique se doit d’être rigoureusement cohérente. Cela exige une grande vigilance, mais je crois que c’est possible. Édouard Philippe a bien réussi, depuis qu’il a quitté Matignon, à établir une sorte de cordon sanitaire autour de sa vie privée.

Je regrette parfois chez nos clercs une forme d’amateurisme, ou un manque de rĂ©alisme. Le pape lui-mĂŞme a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© piĂ©gĂ©. Les hommes d’Église doivent savoir qu’ils Ă©voluent dans ce monde-ci, pas dans un autre ! Or ce monde-ci est rude et intransigeant : parfois excessivement sans doute, mais c’est ce monde-ci. Dans une sociĂ©tĂ© hypermĂ©diatisĂ©e, rien n’échappe au micro et Ă  la camĂ©ra et tout peut ĂŞtre interprĂ©tĂ©, d’autant plus Ă  l’heure des infox. Et d’autant plus quand il s’agit d’une institution contestĂ©e et très jugĂ©e sur son positionnement moral.

 Â« L’Église n’a plus le droit Ă  l’erreur »

Philippe Portier (1), sociologue, historien des religions et directeur d’études à l’École pratique des hautes études

Ce traitement mĂ©diatique m’a rappelĂ© une rĂ©flexion datant des annĂ©es 1960 du thĂ©ologien rĂ©formĂ© allemand JĂĽrgen Moltmann, qui expliquait que les mĂ©dias et l’Église sont dĂ©sormais deux systèmes de sens en situation de concurrence. L’Église catholique, surtout en France, Ă©tait auparavant en mesure d’influencer la sphère mĂ©diatique. J’ai pu le mesurer notamment en travaillant sur les archives des diocèses et des congrĂ©gations pour la commission SauvĂ©. Ă€ partir des annĂ©es 1970, ce n’est plus le cas : l’Église ne tente mĂŞme plus d’influencer la presse, le rapport de force s’inverse au profit du système mĂ©diatique.

Les médias ne se soumettent pas à l’image sacralisée qu’hier encore l’Église avait d’elle-même et qu’elle diffusait dans la société. De même, nous observons un déplacement du sacré. Les médias ont pris leur autonomie vis-à-vis de l’institution catholique et de ses valeurs. C’est ce que nous appelons la différenciation des sphères d’activité, qui est un élément central du processus de sécularisation.

En outre, nous constatons une très forte fragilisation de l’Église catholique. Elle ne peut plus avoir le droit à l’erreur et, dans sa situation actuelle, se trouve soumise aux informations données par les médias. Ces derniers trouvent leur légitimité dans le fait qu’ils répondent probablement à une aspiration de l’opinion publique. Ce tandem, constitué de la presse et de l’opinion publique, explique pourquoi l’« affaire Mgr Aupetit » s’est traduite non seulement par un scandale public, mais aussi par la démission du principal intéressé.

Aujourd’hui, l’Église suscite une forme de défiance du fait des actions passées, des abus sexuels en son sein révélés, illustrant une distorsion entre un discours officiel et des pratiques. Elle est d’autant plus soumise à la sphère médiatique qu’elle est fragilisée au sein d’une opinion publique qui ne comprend pas cette incohérence entre les paroles et les actes. Le dévoilement de la vie privée de Mgr Michel Aupetit et le fait que la presse aille aussi loin peuvent ainsi s’expliquer par une dérision à l’égard de l’Église poussée à l’extrême, sans autre finalité, ce qui caractériserait une sécularisation en fin de course.

Toutefois, il me semble que cette couverture médiatique révèle aussi quelque chose de la situation de l’Église, même affaiblie par la crise des abus sexuels, dans la société française. Le fait que nous parlons autant de cette affaire montre qu’il s’agit encore d’un corps en vie dont on attend une exemplarité morale. Même dans une société sécularisée, il reste des traces d’une catholicité implicite et diffuse.

Cela peut expliquer pourquoi, alors qu’un évêque devrait donner l’exemple d’une cohérence de vie, il peut être porté au pilori si l’on pense qu’il n’a pas respecté la promesse qu’il a lui-même faite.

Mais que devient la Pastorale des migrants de la Paroisse ?

06/05/2021

Mais que devient la Pastorale des migrants de la Paroisse ?

Loin de la richesse des échanges et partages que nous avons pu vivre avec vous les dimanches, ces émissions nous permettent de poursuivre notre mission d’information et de sensibilisation sur la présence des migrants et réfugiés dans notre pays.

Vous pouvez retrouver ci-dessous les enregistrements RCF sur les 4 premiers thèmes abordĂ©s :

 

1) ConnaĂ®tre pour comprendre

2) S’approcher pour servir  

3) Ecouter pour réconcilier

4) Partager pour grandir 

 

Lors de ce dernier enregistrement, nous avons pu annoncer sur RCF la crĂ©ation de l’association « Cent pour un – Pays Royannais Â» dont l’objet est de prendre en charge des dĂ©boutĂ©s du droit d’asile. Cette association est nĂ©e de l’élan de solidaritĂ© pour soutenir MaĂŻa et MĂ©ri, cette jeune femme gĂ©orgienne et sa fille, que vous connaissez bien maintenant.

Vous pouvez retrouver l’enregistrement ici 

 

Discrète et silencieuse est la présence des bénévoles (dont les membres de la Pastorale des migrants) auprès du CADA de Corme Ecluse, pour enseigner le français, accompagner nos amis migrants dans leurs multiples déplacements (essentiellement des rendez-vous médicaux) en soutien à l’équipe de l’Accueil les Chaumes.

Il nous tarde de vous retrouver en « prĂ©sentiel Â» pour porter ensemble dans la rĂ©flexion, le partage et la prière, ce souci majeur d’accompagner nos amis migrants vers une nouvelle vie de paix et de sĂ©rĂ©nitĂ©.

 

Marie-Françoise Téron

Première messe à Saint-Romain-sur-Gironde

30/04/2021

Première messe à Saint-Romain-sur-Gironde

Nous avons été chaleureusement accueillis par monsieur le maire de Floirac qui nous a retracé l’histoire de cette église qui lui tient tant à cœur. « Nous l’entretenions en faisant quelques travaux et le ménage avec de bonnes volontés de la commune » nous dit-il. Maintenant, une messe y sera célébrée régulièrement tous les deux mois.

 

Cette petite église qui date du 12 siècle, entourée de son cimetière, présente une façade à pignon, un petit clocher carré à toit plat, un chevet plat, flanqué de deux gros contreforts.

L’intérieur, un autel avec retable en pierre, présente les stigmates d’une histoire violente (guerres de Cent ans et de religions). On trouve non loin des vestiges gallo-romains épars qui rappelle une route antique entre Saintes et Blaye.

 

Avec Saint-Romain, notre Paroisse Notre Dame de l’Estuaire comprend maintenant 14 clochers repartis sur 12 communes.

 

Marie-Odile et Didier

Pâques : La Paroisse Notre Dame de l’Estuaire en Fête en l’église de Cozes

27/04/2021

Pâques : La Paroisse Notre Dame de l’Estuaire en Fête en l’église de Cozes

 

Ceux-ci ont cheminé et se sont préparés à entrer dans la grande famille des chrétiens, tout au long de l’année scolaire 2020-2021.

Malgré les conditions sanitaires actuelles, ce fût une très belle célébration, joyeuse, recueillie, présidée par notre curé, le Père Pascal Grégoire Delage entouré des deux diacres, Jean-Loup Vieillard et Dominique Vigié. Ces derniers ont baptisé les enfants pendant que le Père Pascal administrait aux trois adultes les sacrements de baptême, d’eucharistie et de confirmation.

Tous, accompagnés de leur famille et de la communauté paroissiale, rayonnaient de joie et de sérénité. Nous reviendrons sur cet événement exceptionnel, dans notre église juste rouverte, avec les témoignages de nos nouveaux baptisés…

Louisette Boiteau

« Opération nettoyage » de l’église d’Epargnes et de l’église de Cozes

02/04/2021

« Opération nettoyage » de l’église d’Epargnes et de l’église de Cozes

Rapidement les bancs sont retournĂ©s, le sol balayĂ©, serpillĂ©, les meubles essuyĂ©s et cirĂ©s, les plantes nettoyĂ©es. L’église est maintenant propre, accueillante ; les participants Ă  ce service en commun peuvent mĂŞme savourer une part de galette !

Le vendredi 19 mars, c’est Ă  l’église de Cozes que se retrouve une belle Ă©quipe d’une vingtaine de personnes pour passer bancs et chaises au produit de traitement insecticide, « entretien de choc » nĂ©cessaire après plus d’une annĂ©e de fermeture de cette Ă©glise. De gros travaux de charpente et plafond ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s et nous serons heureux  de revenir cĂ©lĂ©brer, dans cette Ă©glise, les cĂ©rĂ©monies de la Semaine Sainte et du jour de Pâques. Parallèlement, des personnes font le nettoyage de la sacristie, astiquent les chandeliers en cuivre, entretiennent les plantes vertes, organisent l’espace en vue des prochaines cĂ©lĂ©brations.

L’église ouvre grandes ses portes pour permettre au produit de sécher et l’équipe se retrouve une semaine plus tard pour encaustiquer bancs et chaises, parfaire le ménage.

Merci Seigneur pour cet élan de générosité, d’amitié, pour toutes ces personnes qui ont répondu avec joie à l’appel du Père Pascal.

Une dame en vacances venue avec son petit-fils,  apporter leur  aide Ă  ce mĂ©nage tĂ©moigne : « C’est çà aussi  “faire Eglise” ! Â»

Merci Ă  tous.