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La vie est affaire d'espérance

19/12/2021

La vie est affaire d'espérance

Deux femmes qui se saluent. Deux femmes qui portent la vie en leur sein alors que l’une ne le devrait plus, et l’autre ne le devrait pas.

 Mais la vie à venir n’est pas qu’affaire de chair mais puissance d’espérance. Espérance de la femme. Espérance de l’homme. Espérance de Dieu. Sans espérance, la venue d’un enfant n’est plus que la production de la rencontre d’un homme et d’une femme. Dès lors, l’enfant risque fort de n’être que l’objet pas toujours heureux des projections narcissiques de ses créateurs, voire parfois même un souci non programmé dont on se débarrasse sans trop d’état d’âme. La vie humaine et humanisante naît d’un jaillissement d’espérance.

 

Miracle de l’espérance qui fit de notre commune humanité un foyer de communion toujours possible et d’inouïs jetés comme autant de ponts sur les impasses de nos histoires personnelles et collectives. Sans l’espérance, nos vies seraient condamnées à s’engourdir jusqu’à la mort dans la répétition sans cesse réitérée des structures sociales et des schèmes biologiques. L’espérance est la main de l’Éternel frôlant l’argile légère d’Adam au premier jour pour y dessiner un sourire.

Comme l’a si bien écrit Charles Péguy, « ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance. Et je n'en reviens pas. L'Espérance est une petite fille de rien du tout. Qui est venue au monde le jour de Noël de l'année dernière.


Qui joue encore avec le bonhomme Janvier. Avec ses petits sapins en bois d'Allemagne couverts de givre peint.
Et avec son bœuf et son âne en bois d'Allemagne. Peints. Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne mangent pas. Puisqu'elles sont en bois. C'est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes. Cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversera les mondes révolus. »

 

P. Pascal-Grégoire