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Choisir le bon fuseau horaire

03/12/2021

Choisir le bon fuseau horaire

« L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe… », la camera de l’Evangile opère un vaste plan large qui embrasse toute la scène politico-médiatique d’alors. 

Un peu comme sur une chaîne d’infos continues, elle plonge dans une lumière aveuglante l’histoire de ces personnes qui sont censées faire la grande histoire. De fait, bien peu des contemporains de Jean le Baptiste ou de Jésus ne devaient rencontrer dans leurs vies quotidiennes ces augustes personnages mais dont les faits et gestes pouvaient cependant impacter leur quotidien le plus ordinaire. Il valait même très probablement mieux ne pas avoir à faire avec de tels sires. Tant Jean le Baptiste que Jésus en feront la tragique expérience.

 

Mais il existe une autre façon de vivre notre rapport à l’histoire. Oser notre histoire non à l’aune des puissants mais à la lumière de Celui qui vient se dire à l’intime : « … la Parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. » Cette histoire n’est pas moins réelle, n’est pas moins vraie que celle des rois et des grands-prêtres. Elle est juste plus discrète, plus humble, plus accessible aussi car c’est bien dans nos histoires particulières et bienheureusement minuscules que s’opère cette rencontre et le déploiement d’une puissance de vie insoupçonnée qui s’origine dans le désir de l’Eternel.

 

La prédication de Jean nous questionne alors sans fard sur l’espace où nous voulons vivre notre propre vie. Devant les écrans anxiogènes et addictifs qui nous donnant le tournis  dans une immédiateté mortifère, nous blindent à la réalité sensible du monde. Ou bien dans une proximité humble et discrète qui nous garde à portée de voix de frères et sœurs bien vivants. Bâtir avec eux une histoire fraternelle et simple, ne pas être des « sous-vivants » en se résignant à vivre par procuration. A propos savez-vous ce qu’est devenu ce Lysanias d’Abilène ? Il semblerait qu’il ait disparu des écrans des réseaux sociaux !

 

P. Pascal-Grégoire