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Le Père et le Fils, expression d'un même Amour

16/03/2021

Le Père et le Fils, expression d'un même Amour

Les autorités du Temple avaient bien pressenti ce lien unique que Jésus revendique avec l’Éternel : « C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. » Jésus ne revendique pas d’être l’égal de Dieu : il est la manifestation de sa volonté, de son désir de vie pour notre humanité et notre monde, l’expression même de son salut.

Les autorités du Temple avaient bien pressenti ce lien unique que Jésus revendique avec l’Éternel : « C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. » Jésus ne revendique pas d’être l’égal de Dieu : il est la manifestation de sa volonté, de son désir de vie pour notre humanité et notre monde, l’expression même de son salut.

 

Ce que Jésus revendique, c’est de trouver toute sa source, sa raison d’être dans les vouloirs de l’Éternel qu’il appelle son Père. Les gestes de guérisons qu’il accomplit et les paroles de délivrance qu’il prononce sont l’épiphanie d’un Dieu qui, de toujours à toujours, veut donner accès aux humains à une vie et une communion qui ne finiront pas : « Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. »

 

… « Honorent le Fils comme ils honorent le Père ». Non pas comme à une seconde divinité à qui il faudrait dédier un autre autel et un autre temple comme le comprenaient les autorités du Temple qui se mettent à criaient au blasphème, mais comme l’accueil de l’Amour divin semblable à celui d’un père et qui maintenant s’adresse à nous par sa propre Parole qui a pris le visage d’un frère. Honorer, un verbe qui n’a rien de servile mais qui dit la reconnaissance éperdue et émerveillée de voir sa propre origine portée par ce dessein d’Amour divin scellé avant tous les âges. Rendre grâce et oser vivre de ce don.

 

Oser vivre de cette confiance, se laisser animer par cette invite, c’est précisément obtenir la vie éternelle – dans notre vie aujourd’hui -, et échapper au jugement - là encore aujourd’hui -, c’est ne pas vivre sous la chape de la peur et dans l’étau de la haine comme l’écrira Paul : « « Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3,17). Et voilà que par une confidence portant sur sa Pâque maintenant toute proche, le Fils nous fait entendre que sa vie offerte est infiniment plus forte que toutes nos morts actuelles ou à venir : « L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. » Être jugés : Jésus n’a pas dit « être condamnés. » Mystère insondable et inquestionnable de l’Amour-Communion, de l’Amour Trinité.

 

P. Pascal-Grégoire