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Retour à Cana

14/03/2021

Retour à Cana

L’évangéliste Jean, de façon très discrète, nous rappelle que le retour de Jésus en Galilée après sa grande montée à Jérusalem durant laquelle il purifia le Temple, ne fut pas aisé. Ainsi, il dut emprunter un chemin dérobé, en passant par le territoire hostile des Samaritains, ce qui lui permit de s’entretenir avec cette femme au puits de Sychar sur l’inouï et la surabondance du don de Dieu. Par ailleurs, Jésus ne put rester longtemps dans le bourg qui l’a vu grandir et il se retira dans le village voisin de Cana. Il est fort probable qu’il reçut là l’hospitalité de ce jeune couple dont il avait sauvé la célébration du mariage quelques mois plus tôt.

L’évangéliste Jean, de façon très discrète, nous rappelle que le retour de Jésus en Galilée après sa grande montée à Jérusalem durant laquelle il purifia le Temple, ne fut pas aisé. Ainsi, il dut emprunter un chemin dérobé, en passant par le territoire hostile des Samaritains, ce qui lui permit de s’entretenir avec cette femme au puits de Sychar sur l’inouï et la surabondance du don de Dieu. Par ailleurs, Jésus ne put rester longtemps dans le bourg qui l’a vu grandir et il se retira dans le village voisin de Cana. Il est fort probable qu’il reçut là l’hospitalité de ce jeune couple dont il avait sauvé la célébration du mariage quelques mois plus tôt. 

 

Et les réseaux sociaux se mirent tout de suite en ébullition. Le Maître avait quitté la Judée. Le Maître était de retour parmi nous. Nouvelle inespérée pour ce fonctionnaire royal de Capharnaüm. Peut-être faisait-il parti de ce banquet mémorable que donna Matthieu lorsqu’il rejoignit le groupe du Maître, mais il est surtout ce père dont l’enfant est tombé subitement malade et que la fièvre fait maintenant délirer, cette satanée fièvre que l’on n’arrive pas à faire baisser. Alors dès que la rumeur rapporte que le Maître est à Cana, de suite, il se met en route pour le rencontrer. Deux jours de marche en pleine cagnât. Qu’importe ! Il saurait bien décider le Maître à redescendre avec lui.

 

La rencontre commence mal. Comme si il y avait un malentendu. Pourquoi le Maître lui parle-t-il de signes et de prodiges ? Le temps presse. Le Maître n’a pas l’air de se rendre compte : « Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure ! » Le père a tout tenté. Il ne sait plus quoi dire, quoi plaider. Et d’entendre : « Va ton fils est vivant. » Alors il croit que c’est possible. Que le Maître est intervenu pour son enfant. Il ne sait pas ce qui peut bien se passer ou advenir mais il croit que la vie s’est rangée du côté du Maître. Alors il ne discute plus, ne bataille plus. Il reprend la route de Capharnaüm le cœur débordant de ces possibles incroyables que le Maître sait susciter pour les cœurs qui espèrent.

 

Mais alors que la bonne nouvelle lui est confirmée par des serviteurs partis à sa rencontre, l’évangéliste précise : « alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison ». Notre texte se mettrait-il à bégayer ? On nous a déjà dit que l’homme avait crû à la parole de Jésus… Oui, mais là, il croit en Jésus comme la Parole même de Dieu, comme la Parole qui triomphe de la mort et du mal. La foi est en même temps un don fulgurant et un long murissement d’une présence d’amour à un autre présent d’amour. Il faut probablement toute une vie pour accueillir cela et même plus. Jean nous dit que ce « fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint en Galilée. » Les noces de Cana furent le premier signe, la guérison de l’enfant le second. 1, 2 et… 3. Quel est le troisième signe de Cana ? Peut-être du côté d’une nuit passée à jeter les filets, bien plus tard, après la nuit du Vendredi Saint et le petit matin de Pâques…

 

P. Pascal-Grégoire