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 Diabolique schizophrénie 

10/03/2021

 Diabolique schizophrénie 

C’est bien connu, le diable n’est pas très malin. Ou si, justement, il est malin mais pas vraiment intelligent. Il cause, il cause, et sans se démonter, est capable de dire tout et son contraire dans la même phrase : que finalement le noir, c’est le blanc et quand il fait chaud, c’est qu’il fait froid. Perversion du langage. Ce qu’il vise, c’est que l’autre en soit comme assommé, qu’il en reste K.O., le souffle coupé, sans parole. Sans parole, justement comme l’homme à qui Jésus vient de rendre le don de la parole.

 

C’est bien connu, le diable n’est pas très malin. Ou si, justement, il est malin mais pas vraiment intelligent. Il cause, il cause, et sans se démonter, est capable de dire tout et son contraire dans la même phrase : que finalement le noir, c’est le blanc et quand il fait chaud, c’est qu’il fait froid. Perversion du langage. Ce qu’il vise, c’est que l’autre en soit comme assommé, qu’il en reste K.O., le souffle coupé, sans parole. Sans parole, justement comme l’homme à qui Jésus vient de rendre le don de la parole.

 

Le texte de l’Évangile parle bien d’une expulsion de démon, et non d’une « simple » guérison miraculeuse. Le démon empêche de parler. Il y a une volonté maligne et perverse à ce que l’autre ne puisse pas s’exprimer. Lui ôter la parole. Qu’il reste un « in-fans ». Étymologiquement, l’enfant est celui qui « ne parle pas. » L’œuvre du mal laisse sa signature dans tout processus de régression mis en œuvre délibérément pour que l’autre demeure sous ma coupe et soit manipulable à loisir.

 

Que l’œuvre des manipulateurs soit démasquée, ceux-ci ont beau jeu de projeter sur Jésus leurs propres façons de faire, maîtres en argutie qu’ils sont. Et de réclamer que Jésus se justifie du bien qu’il fait. Le salut octroyé à cet homme et dont tous sont témoins, ne serait-il pas une dernière ruse du chef des démons demandent ces experts en rhétorique retorse. Leur comportement est tellement grave que l’évangéliste Luc répugne même à les nommer. Comment peut-on dire que le don de la vie est une facette d’un désir de mort ? Diabolique prétention.

 

Jésus répond avec toute l’autorité de sa parole, Parole créatrice et recréatrice. Comme Dieu donna à Adam de nommer toute chose, le Christ réinstalle l’être blessé dans sa stature d’homme libre, responsable et parlant. Et donc capable d’interpellation et de partage. Là où le diable se repait de peurs et de divisions, dressant les uns contre les autres  avec les meilleures raisons du monde, Jésus nous invite à oser avec Lui le mystère puissant de la communion et de l’unité : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. Celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

 

P. Pascal-Grégoire