Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

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En paroisse, prendre le joug

08/12/2020

En paroisse, prendre le joug

La première Bonne Nouvelle de cet évangile, c’est que Dieu sait combien c’est dur et lourd d’assumer droitement son métier d’homme ou de femme pour peu qu’on soit un peu honnête avec soi sans chercher à tricher ou à louvoyer : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau. » Et quoiqu’il en soit de nos histoires nécessairement singulières, nous sommes aussi requis de tenir l’histoire de nos proches et celles qui sont confiées à notre responsabilité, de les tenir le plus possible dans l’espérance, la communion, l’estime de soi et l’accueil de l’autre. Et si cela est aisé aux jours de grâce, bien souvent, cela pèse et c’est même parfois très lourd.

C’est là pourtant notre responsabilité et notre dignité. Le Christ ne veut en rien nous amoindrir ou nous dispenser de cet appel. En rien, il ne se présente comme un super-héros d’un blockbuster américain ou un montreur de marionnette qui viendrait régler de façon autoritaire nos difficultés (d’autres pensent pouvoir s’en charger) alors qu’Il porte notre appel à inventer l’avenir. 
Non, il est celui qui vient porter avec nous le poids du jour et tracer un chemin qui conduit vers demain : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humbles de cœur. » 
Image extraordinaire de ce joug qui ne nie pas le poids de la charge et sa réalité (nous ne sommes pas dans le monde virtuel où rien ne pèse mais aussi où rien ne fait exister), image du joug qui dit un Dieu qui porte avec nous, qui se met à notre hauteur, qui marche à notre pas sans nous presser, sans nous humilier : « car je suis doux et humble de cœur. » A la fatigue inévitable de nos mémoires et de nos cœurs, ce compagnonnage du Fils de Dieu apporte le repos de notre âme. 
Ne craignons pas de demander et de demander encore ce repos pour nous-mêmes et pour ceux qui nous sont proches. A Noël, le Christ vient à notre rencontre pour nous partager cette paix : le bois du joug du disciple n’est-il pas tiré du même arbre que le bois du berceau de la crèche et du bois de la Croix ?   
 
Françoise nous invite à présenter avec confiance nos nuques blessées et trop raides au joug de la Miséricorde divine :
 
Les blessures de la vie
Remontent des profondeurs
Comme des bulles qui m’éclatent au visage.
 
Seigneur,
Toi, tu le peux,
Transforme-les, change-les en mots d’amour
Ils monteront vers Toi,
Comme des petits grains d’or dans la nuit
Ce seront mes mots d’amour pour Toi,
Venus des profondeurs.