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En paroisse, veiller dans les déserts du monde

05/12/2020

En paroisse, veiller dans les déserts du monde

L’Evangile de ce deuxième dimanche de l’Avent nous conduit au désert (l’indication est répétée deux fois). Le désert est d’abord fondamentalement le lieu où l’humain a du mal à vivre, à exister, à progresser… Tout geste doit être bien pensé, tout effort mesuré, l’eau rationnée. N’y emmener que l’essentiel pour que notre être qui y expérimente sa précarité et sa finitude, ne soit pas réduit à être balle dont se jouent les forces hostiles qui s’y déploient. 

Et pourtant toute l’expérience biblique nous dit que c’est précisément par le désert qu’advient vers nous le Mystère de la Rencontre. Désert, terre de l’Exode et de la Tentation, promesse de l’Alliance et culte du Veau d’Or…
Alors Jean parut dans le désert…
Il est celui qui était annoncé par les grands textes de la Première Alliance et il porte littéralement tous les codes pour qu’on le reconnaisse comme tel. Ainsi ce manteau en poils de chameaux semblable à celui que portait le grand Elie. Il vient pour permettre un nouveau départ, remettre les compteurs à zéro… et rendre possible quelque chose qui vient et le dépasse infiniment. Le risque est réel que beaucoup de ceux qui se rendent auprès de lui, se contentent d’une remise en niveau, vous savez un peu comme nous quand nous croyons que le sacrement de réconciliation, c’est un peu le tableau noir de nos péchés que l’on efface alors que c’est bien autre chose.
Jean le Baptiste vient pour réparer et il porte la salopette des prophètes pour cela, pour qu’on le reconnaisse. Mais vient Celui qui ne se distinguera pas par son apparence vestimentaire ou physique, Lui qui ne peut être reconnu que par ceux et celles qui, comme Jean le Baptiste, auront veillé au désert dans l’attente de cet incommensurable que l’Eternel a promis à ses enfants, un incommensurable venu se lover dans l’attente d’une toute jeune femme…
S’il est important d’être des réparateurs comme Jean le Baptiste, le mystère de l’Avent nous pousse à oser espérer quelque chose d’immense, quelque chose de plus beau que ce qui aura été purifié par l’eau du Jourdain, quelque chose qui emplira nos simples vies humaines du souffle de l’Esprit divin.
 
Philippe nous invite à faire nôtre cet appel incandescent du désert, plus rafraichissant que la rosée, plus puissant que la tempête : 
 
 Vienne la rosée sur la terre,
Naisse l’espérance en nos cœurs ;
Brille dans la nuit la lumière,
Bientôt va germer le Sauveur.
Au désert un cri s’élève,
Préparez les voies du Seigneur.
 
Berger d’Israël, tends l’oreille,
Descends vite à notre secours ;
Et nos yeux verront tes merveilles,
Nos voix chanteront ton amour.
Fille de Sion, tressaille ;
Le Seigneur déjà vient vers toi.
 
Réveille, Ô Seigneur ta vaillance,
Établis ton règne de paix ;
Que les peuples voient ta puissance,
Acclament ton nom à jamais.
L’univers attend ta gloire,
Et nous préparons ton retour.