Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

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En paroisse, une demeure pour voir

03/12/2020

En paroisse, une demeure pour voir

Jésus est sur la route… comme nous en chemin vers Noël. Plus qu’un simple but à notre marche, une chance à saisir pour réarmer de courage et d’espérance notre quotidien. Et sur ce chemin, Jésus est rejoint par deux aveugles qui le supplient de les prendre dans sa miséricorde. Déjà, il y a quelques jours, nous avions accompagné l’aveugle Bartimée dans sa rencontre avec Jésus à Jéricho. Ces récits de miracle concernant les aveugles se ressemblent beaucoup. Quoique à y regarder d’un peu plus près…

Jésus est sur la route… comme nous en chemin vers Noël. Plus qu’un simple but à notre marche, une chance à saisir pour réarmer de courage et d’espérance notre quotidien. Et sur ce chemin, Jésus est rejoint par deux aveugles qui le supplient de les prendre dans sa miséricorde. Déjà, il y a quelques jours, nous avions accompagné l’aveugle Bartimée dans sa rencontre avec Jésus à Jéricho. Ces récits de miracle concernant les aveugles se ressemblent beaucoup. Quoiqu’à y regarder d’un peu plus près…
Aujourd’hui, il y a deux aveugles. Assez spontanément, on pense à deux hommes aveugles. Mais ce n’est peut-être pas forcément le cas. Ce sont peut-être un homme et une femme, lointain descendants d’Adam et Eve dont les yeux s’ouvrirent sur leurs ténèbres et leur opacité pour avoir rejeté la confiance dans laquelle le Créateur les avait appelés à la vie. Un nouvel Adam, une nouvelle Eve qui au lieu de s’enfuir  loin de la Face de l’Eternel, s’en approchent en tremblant et qui répondent tout balbutiant : « Oui Seigneur » quand Jésus leur demande s’ils croient qu’il peut accomplir leur attente et leur salut.
Ce qui est aussi étonnant dans cet Evangile, c’est l’insistance portée sur le lieu de la rencontre et du miracle. Pas au bord au chemin, pas au milieu de la foule mais une fois « entré dans la maison. » De quelle maison s’agit-il ? Nous savons que Jésus n’avait pas de maison à lui. Peut-être s’agit-il de la maison de son ami Pierre à Capharnaüm où Jésus est comme chez lui, ou encore s’agit-il symboliquement de la maison du Père, Lui qui fait sa demeure dans les vouloirs du Père ? Nous ne savons pas… mais l’Evangile nous dit que pour certains retours, l’accueil de la Lumière, il faut un toit pour cela, il faut un lieu d’intimité et de partage…
Ce fut aussi l’expérience de deux autres « aveugles » sur le chemin d’Emmaüs. La maison fut l’auberge où leurs yeux s’ouvrirent avec la même suite logique que dans notre Evangile : de suite, ils s’en allèrent  pour parler du Seigneur dans toute la région.
De quelle cécité peux-tu me guérir Seigneur ? Accorde moi de te pouvoir te rencontrer aujourd’hui et demain dans la maison où tu m’accueilles pour être témoin  de tes merveilles auprès de mes frères et sœurs.
 
Michel nous invite à reprendre ce cantique qui continue l’imploration des deux aveugles :
 
Ouvre mes yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour. 
Je suis l’aveugle sur le chemin : Guéris-moi, je veux te voir.
 
Ouvre mes mains, Seigneur, qui se ferment pour tout garder.
Le pauvre a faim devant ma maison : Apprends-moi à partager.
 
Fais que je marche, Seigneur, aussi dur que soit le chemin.
Je veux te suivre jusqu’à la croix : Viens me prendre par la main.