Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

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En paroisse, se redresser

25/11/2020

En paroisse, se redresser

Dans les évangiles de cette dernière semaine du Temps ordinaire, Jésus se fait attentif aux inquiétudes de ses disciples pour « l’après », une inquiétude que nous ne sommes pas sans partager. De quoi sera fait demain ? Qu’est-ce que nous pourrons bâtir ensemble ? Pourra-t-on maîtriser un tant soit peu l’organisation de nos jours et donner corps à nos projets ? Cette tentation trop humaine de croire que si nous le voulons vraiment nous pourrons y arriver…

Les disciples veulent savoir ce qui va se passer. Jésus lève pour eux un pan de ce qui adviendra du pays qui les a vus grandir : de cette ville où ils se trouvent actuellement, se pressant autours de leur maître, il ne restera rien ! Ce que Jésus leur laisse à voir à travers ces images violentes adviendra tragiquement durant l’été de l’année 70 lorsque la Ville sainte et révoltée sera prise par les armées romaines. Le récit hallucinant que nous a laissé l’historien Flavius Josèphe n’a que trop confirmé ce que Jésus laisse alors pressentir : entre autre horreur, les Romains crucifiaient chaque jour de nouveaux prisonniers tout autour des murailles de Jérusalem, des centaines et des centaine de croix avec autant de suppliciés qui agonisaient lentement sous un soleil de plomb jusqu’au moment où les Romains durent renoncer à crucifier d’autres victimes parce qu’ils ne trouvaient plus de bois pour dresser de nouvelles croix…
Mais Jésus n’est pas venu parmi nous pour jouer à Madame Irma !
Il n’est pas là pour prédire l’avenir. Il est l’a-venir.
Seigneur du Cosmos et des Mondes, il invite ses disciples à voir plus loin que les brasiers de l’histoire  et la dureté des temps, à faire exister la vie dans les brasiers de l’histoire  et la dureté des temps. 
Au cœur de sa Pâques, le Christ n’abandonne pas sa Création et ses frères. A celui qui garde un cœur confiant, il sera donné de contempler le Fils de l’homme dans une nué, avec puissance et grande gloire.
Au cœur de nos histoires abimées et violentes, demeure la promesse d’un Dieu qui vient vers nous et qui nous tiendra debout, le visage lavé de toute humiliation et de toute peur. 
 
Notre « autre » Françoise nous invite à prendre la main du Christ  pour le suivre sur le chemin :
 
Ô Seigneur Jésus, Chemin que tu m’invites à suivre en te suivant
Te suivre sur le chemin de ta vie parmi nous. Tu n’as cessé de te déplacer sur des chemins plats, tortueux, sableux, pierreux .Tous ces chemins qui sont aussi les miens, tu me propose de les parcourir avec Toi, jusqu’à ce chemin à la montée rude qui te conduit au Golgotha où Tu m’engages à prendre ma croix, tu m’aideras à la porter, ce chemin de croix qui nous conduit à ton Ascension,
Christ ressuscité Tu es le Chemin qui nous conduit au Père,
c’est Ta Parole, Seigneur Jésus qui me guide.
 
Ô Seigneur Jésus, Vérité qui m’éclaire,
 Pas de zone d’ombre, pas de faux semblants dans tous les échanges avec ceux qui te sont fidèles comme avec ceux qui veulent ta mort.
Tu invites à un oui qui soit oui, à un non qui soit non. Seigneur Jésus tu es le rempart qui nous sauve du Prince du mensonge, lui qui sans cesse distille son poison.
Christ ressuscité, lumière né de la Lumière, Ta Parole est Vérité, elle m’éclaire et m’instruit.
 
Ô Seigneur Jésus tu es la vie.
Dès le commencement, Verbe de Dieu, tu as donné vie à la création. Tu es le cep qui donne vie aux sarments, Tu es la source qui rafraichit, désaltère, donne vie à ceux qui t’espère.
Jésus tu as partagé notre existence humaine, tu as donné ta vie et tu as vaincu la mort.
Christ ressuscité, par toi nous entrons dans la Vie éternelle. 
Ta Parole, Seigneur, est vivifiante, elle nourrit ma vie.