Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

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Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

En paroisse

Pendant le deuxiène confinement, un soutien dans la prière

En paroisse, être nourris

19/11/2020

En paroisse, être nourris

Au fur et à mesure que nous approchons de la fin de l’année liturgique, l’Evangile de Luc nous fait pénétrer dans le mystère des derniers jours de Jésus à Jérusalem. Le voilà qui, entré dans la Ville sainte, se rend de suite dans le Temple, chez lui, et son indignation est à la hauteur des accommodements que nous avons pris avec la Présence Trois Fois Sainte de son Père : « De ma Maison de prière, vous avez fait une caverne de bandits ». Nous avons  déjà contemplé lors de la fête de la Dédicace de la Cathédrale du Latran ce moment de l’expulsion des marchands du Temple. Je vous propose de vous arrêter aujourd’hui sur ce qui empêche précisément les grand-prêtres et leur clique d’arrêter Jésus.

« Ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire : en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait. », le texte grec dit mot à mot : « tout le peuple tout entier était suspendu à son écoute. » L’image est extraordinaire : le peuple ne tient, n’existe que parce que Jésus lui parle, les hommes et les femmes qui sont là font l’expérience d’exister d’une façon intense parce que la Parole de Dieu s’adresse à chacun d’entre eux, comme le soleil et les étoiles, les vents et les arbres ne peuvent exister que parque la Parole de Dieu ne cesse de les appeler à l’existence. Comme un tout-petit ne peut exister que parce qu’il est appelé, nourri, stimulé par la parole de sa maman, de son papa. 
Les grands-prêtres ne s’y trompent pas qui n’osent trancher ce lien, redoutant que ne s’effondre alors sous leurs pas le sol qu’ils foulent, un sol fécondé, travaillé et damé par l’accueil de la Parole jusqu’à en faire un pont entre l’Eternel et notre humanité. Non, il leur faudra attendre l’heure des ténèbres et de la trahison pour parvenir à leurs fins.   
Mais qu’est-ce que cela veut dire pour moi être remis debout et comme étiré, élancé, suspendu par la Parole de Dieu confessant à la fois une radicale dépendance et une promesse unique à vivre debout en présence de l’Eternel ?
 
Grain de sable, un grain de louage nous fait entendre Françoise :
 
Grain de sable, grain de louange.
 
Je regarde le ciel, je regarde la plage,
je me sens toute petite, un grain de sable parmi des milliers, des millions, des milliards,
presque rien.
Et pourtant, Seigneur,
je le sens,
tu es là, bien présent, bien vivant.
Je te rends grâce, je te loue.
Je te loue quand je prends du temps pour prier,
quand je lis ta Parole,
je te loue quand je fais quelque chose,
je te loue quand je ne fais rien.
Le soir, tranquille, je dis « Je me couche et je dors »
mais là encore, tu restes « avec »
le corps sommeille,
autre chose veille,
comme les braises qui rougeoient lorsque les flammes sont éteintes.
Te louer en dormant.
J'ai l'impression que respirer, c'est te louer, qu'exister, c'est te louer.
Seigneur, je voudrais que l'être que tu me donnes te soit louange.
Extrême simplicité.
Te louer, te rendre grâce,
Père, Fils, Esprit
Tourbillon d'amour et de beauté.