Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

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17/11/2020

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On ne peut qu’être surpris par la violence, la cruauté même de l’enseignement de ce jour, une parabole qui n’est pas sans rappeler l’Evangile de dimanche dernier mais qui était tirée de l’Evangile de Matthieu. Aujourd’hui c’est Luc qui nous rapporte une parabole assez semblable mais il attire notre attention vers un autre enseignement que veut nous partager Jésus. Pour cela, il faut partir de ce qui préoccupait les compagnons de Jésus lorsqu’ils s’engageaient sur la route raide qui conduit à Jérusalem : était-on sur le point de voir se manifester le Royaume de Dieu ?

C’est bien pour cela que Jésus met en scène dans la parabole un homme de grande noblesse qui, lui aussi, se prépare à entrer en possession du royaume de son Père. Mais alors que tous se préparent à un avènement, lui, Jésus parle d’un départ et d’une absence. Alors le prince se tourne vers dix de ses plus proches serviteurs – le regard de Jésus est-il passé d’un visage à l’autre de ses douze disciples ? – pour leur confier à chacun une mine (près d’un kilo d’or) de quoi tenir le pays durant son absence. Que vont faire les serviteurs durant ce temps incertain où le maître ne sera plus là physiquement ? Comment vont-ils se montrer à la hauteur de la confiance de leur Seigneur ? Céderont-ils à la tentation de se passer de Lui ? De l’oublier, faire comme si il ne devait jamais revenir ?
Comme notre Eglise, fondée sur les Apôtres, se montre-t-elle à la hauteur de son Seigneur même lorsqu’il semble être absent ? Comment essayons-nous ensemble de nous montrer attentifs à l’attente divine, nous qui avons reçu bien plus que quelques grammes d’or mais le don même de l’Esprit Saint ?
La chute cruelle de la parabole – ce nouveau roi qui exige que l’on égorge en sa présence ceux qui avaient essayé de l’empêcher de régner – n’avait rien pour choquer ses auditeurs : c’était monnaie-courante à cette époque-là que de voir les roitelets du Proche-Orient - en commençant par les descendants d’Hérode le Grand -, se rendre à Rome pour y faire reconnaître leur pouvoir. Et à chaque fois, tout aussi régulièrement, des têtes tombaient et les familles des opposants étaient décimées.
Jésus se remet debout et prend résolument la route de Jérusalem. C’est bien là que doit se révéler le Royaume de Dieu mais le Christ vient de nous prévenir qu’il ne pourra advenir à la manière des hommes : le seul sang qui coulera à Jérusalem sera celui du Fils de Dieu, pas celui de ses ennemis. 
 
Dominique nous invite à méditer les Impropères du Vendredi Saint pour accompagner la montée de Jésus vers la Ville sainte :
 
Ô Dieu Saint, Ô Dieu Fort, Ô Dieu Immortel, Aie pitié de nous.
 
Moi, je t’ai fait sortir d’Égypte,
J’ai englouti le Pharaon :
Toi, tu m’as livré aux grands prêtres !
Ô mon peuple,
Que t'ai-je fait, réponds-moi !
 
Moi, devant toi,
J’ouvris la mer :
Toi, tu m’as ouvert de ta lance !
Ô mon peuple,
Que t'ai-je fait, réponds-moi !
 
Moi, dans ta main, j’ai mis un sceptre,
Je t’ai promu peuple royal :
Toi, tu as placé sur ma tête la couronne d’épines !
Ô mon peuple,
Que t'ai-je fait, réponds-moi !
 
Moi, je t’ai par ma toute
Puissance exalté :
Toi, tu m’as pendu au gibet de la croix !
Ô mon peuple,
Que t'ai-je fait, réponds-moi !