Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

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Paroisse Notre Dame de l'Estuaire

En paroisse

Pendant le deuxiène confinement, un soutien dans la prière

En paroisse, le refus de l'indifférence

14/11/2020

En paroisse, le refus de l'indifférence

Nous arrivons dans la fin de l’année liturgique. Les textes bibliques vont nous donner l’occasion de se tourner vers la fin des temps. Ce sera le grand passage vers ce monde nouveau que Jésus appelle le royaume de Dieu. L’évangile de ce jour nous invite à veiller car nous ne connaissons pas le jour ni l’heure du retour de Jésus.

L’Evangile de ce jour nous décrit la parabole des Talents, cette parabole que nous connaissons bien, nous montre le chemin à suivre. Elle nous raconte l’histoire d’un homme qui se prépare à partir. Il appelle ses serviteurs et leur confie tous ses biens. En son absence, ils doivent les faire fructifier. Les deux premiers serviteurs doublent le capital de départ. Tous deux reçoivent les louanges de leur maître. Quant au troisième, il se contente de restituer l’argent reçu; il est réprimandé et puni. 
La signification de cette parabole est claire : l’homme qui part en voyage c’est Jésus ; les serviteurs c’est nous. Les talents c’est le patrimoine que le Seigneur nous confie, c’est sa parole, son Eucharistie, c’est la foi en Dieu notre Père, c’;est son pardon, c’est encore des frères et des sœurs à aimer. 
C’est ainsi que le Seigneur nous confie ses biens les plus précieux. Il ne nous demande pas de les conserver précieusement dans un coffre-fort mais de les faire fructifier. Il veut que nous les utilisions pour le bien des autres.
Le Pape François nous dit que c’est comme une contamination qui doit se propager partout dans le monde. Chacun peut se poser ces questions : combien de personnes avons-nous encouragées par notre espérance? Combien d’amour avons-nous partagé avec notre prochain ? Le témoignage que le Seigneur attend de nous doit être ouvert à tous, même à ceux et celles qui sont loin de lui.
La journée du Secours Catholique nous donne l’occasion de répondre à cet appel du Seigneur. Des chrétiens s’organisent pour faire reculer tout ce qui déshumanise.  Malheureusement les pauvres sont trop souvent victimes de préjugés. Nous vivons dans un monde dur et violent. Un jour, la question nous sera posée : Qu’as-tu fait de ton
Frère ?
N’oublions pas, ce qui donne valeur à notre vie, c’est notre amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent.
 
Jean-Lou Vieillard (diacre)
 
En cette Journée mondiale des pauvres, Marie Françoise nous propose de poursuivre cette réflexion. Malgré le confinement, je veux Seigneur être digne de l’amour que tu me donnes. Aide moi à ne pas tourner le regard de l’autre côté devant la misère du monde, à tendre la main à celui qui souffre. « Comme le Samaritain qui a cherché un hôte pour prendre soin de l’homme blessé, nous sommes invités à nous mobiliser et à nous retrouver dans un « nous » qui soit plus fort que la somme de petites individualités. »
Alors que l’Eglise catholique célèbre sur tous les continents la quatrième Journée mondiale des pauvres instituée par le pape François, et ce dimanche est aussi, en France, la journée mondiale du Secours catholique. Cette association nous invite à soutenir sa mobilisation auprès des plus défavorisés d’entre nous dans l’esprit de la dernière encyclique pontificale :
 
Dans la parabole du bon Samaritain (Lc 10, 25-37), Jésus raconte qu’il y avait un homme blessé, gisant sur le chemin, agressé. Plusieurs sont passés près de lui mais ont fui, ils ne se sont pas arrêtés. C’étaient des personnes occupant des fonctions importantes dans la société, qui n’avaient pas dans leur cœur l’amour du bien commun. Elles n’ont pas été capables de perdre quelques minutes pour assister le blessé ou du moins pour lui chercher de l’aide. Quelqu’un d’autre s’est arrêté, lui a fait le don de la proximité, a personnellement pris soin de lui, a également payé de sa poche et s’est occupé de lui. Surtout, il lui a donné son temps. [...] Ce récit, disons-le clairement, n’offre pas un enseignement sur des idéaux abstraits, ni ne peut être réduit à une leçon de morale éthico-sociale. Il nous révèle une caractéristique essentielle de l’être humain, si souvent oubliée : nous avons été créés pour une plénitude qui n’est atteinte que dans l’amour. Vivre dans l’indifférence face à la douleur n’est pas une option possible ; nous ne pouvons laisser personne rester « en marge de la vie ». Cela devrait nous indigner au point de nous faire perdre la sérénité, parce que nous aurions été perturbés par la souffrance humaine. C’est cela la dignité (Fratelli Tutti).