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Réflexion à propos du livre "Transformer l'église"

13/12/2021

Réflexion à propos du livre "Transformer l'église"

Notre Pape François nous propose de réfléchir sur le fait que nous sommes tous en fraternité, puisque nous avons Dieu pour Père. Pour réparer notre Église, François nous propose de vivre cette fraternité en évitant toute forme de cléricalisme et en apprenant à vivre des relations de réflexions et décisions synodales.

En ce moment où la vie sociale est perturbée par des violences de tous ordres sur des enfants, femmes, hommes (guerres et violences sexuelles en particulier), relevons une page  du livre : «  Transformer l’Église ».

Ce livre, écrit à plusieurs mains sous la direction de Michel Camdessus, nous apporte quelques propositions éclairées par l’Encyclique « Fratelli Tutti » du Pape François.

Page 126 : «La vie synodale peut aussi contribuer à « l’amitié sociale « (Fratelli Tutti). Plus les chrétiens mèneront une vie synodale, plus ils seront soucieux de l’information de tous et plus ils apprécieront la prise de décision par consensus, ce qui se répercutera dans leur vie sociale, comme le Pape François le souhaite dans le chap. 6 de Fratelli Tutti.

Le droit en vigueur prévoit que « toutes les questions à l’ordre du jour seront soumises à la libre discussion des membres dans les sessions du synode » (canon465)

Un des premiers bénéfices des membres d’un synode diocésain est d’accéder à l’information la plus fidèle possible sur l’état de l’Église, sur les défis à relever, les ressources humaines et financières dont on dispose pour y faire face ou que l’on devra trouver ; en effet, selon le droit médiéval : » Ce qui concerne tout le monde doit être discuté et approuvé par tous. »

C’est la traduction institutionnelle de la fraternité de tous dans l’Église et de la liberté que l’Évangile confère. C’est aussi une ressource considérable pour que se constitue dans l’Église cette opinion publique que Pie 12 estimait nécessaire.

L’expérience montre que tout débat étouffé dans l’Église sera repris dans l’espace public dans les pires conditions, faute pour les chrétiens d’y avoir été préparés.

En remédiant à ce déficit et en se contraignant à une information de qualité et aux débats, la communauté catholique pourrait apporter une modeste contribution pour remédier à la dégradation de l’information.

La culture de la décision par consensus, propre à la vie synodale, pourrait constituer un apport plus considérable. Dans ses modes de décision, la synodalité est plus exigeante que la démocratie, si on la confondait avec les majorités à 51 pour cent. La Synodalité cultive, en effet, le respect des minoritaires et de leurs convictions, en cherchant toujours à obtenir des votes quasi unanimes… Devant la dégradation actuelle du débat politique dans beaucoup de démocraties occidentales, ce pourrait être une contribution, sinon à la fraternité universelle, du moins à « l’amitié sociale » dont le Pape François pense, à juste titre, qu’elle doit être un souci des disciples de Jésus…

 

Conclusion (p.131)          Quelle Église voudrions-nous voir émerger de ces difficultés ?

Une Église où la tolérance de l’institution et le silence des laïcs ne permettent plus les dérives qui ont blessé profondément des innocents ; une Église qui se dégage d’un cléricalisme qui l’a affaiblie ; une Église qui progresse vers une vie synodale où clercs et laïcs dialoguent et assument conjointement leurs responsabilités pour vivre l’Évangile et témoigner de la Parole de Dieu. »